Février, la cité « radieuse »

« Ce soir, on vous met le feu ! » chantait le célèbre groupe marseillais « moi-je » pour décrire l’ambiance du Vélodrome enflammé. Sauf qu’en début de mois, le stade de l’ « ohème » est aussi froid qu’un kinder Pingui, las d’encourager des manchots qui accumulent les mauvais résultats. Non c’est bizarrement juste en face du chantier du stade (je parle bien sûr des travaux en vue du prochain Euro de football, pas de l’équipe) qu’une 6t a crrr…(subtile référence cinématographique qui rappelle furtivement l’onomatopée d’un crépitement de foyer…)
Bon question « téci », il faut rappeler qu’on est dans le 8e arrondissement appelé aussi quartier du Prado (premier mot associé à « Marseille » du titi Parisien), et les voisins de cette « tour » s’appellent « Casimir » et « Iznogoud ». Afin de préserver l’anonymat du maire de Marseille et de son plus proche conseiller, il me fallait trouver des noms de personnages sympathiques un brin « petit arriviste » pour l’un, et d’un dinosaure bedonnant échappé tout droit de l’île aux enfants pour l’autre…
« La Cité Radieuse » a donc cramé. C’était pourtant un chef d’œuvre d’architecture rappelant étrangement l’œuvre d’un artiste mi-réfugié roumain, mi-réfugié argentin « légitimement » « campé » par Bourdon…
Pour simplifier, ce concept de la déstructuration de l’intemporalité irrationnelle immobilière (à prononcer avec un cheveu sur la langue pour être plus crédible) est un village « vertical ». Dans la résidence, il y a des commerces, une piscine, une école, bref tout pour éviter de sortir affronter la vie réelle.
1 500 personnes sont donc coupées du monde et on les imagine volontiers ressembler aux personnages bedonnants et fainéants du film « Wall-E », les mêmes en plus sombres parce qu’ils ne doivent pas souvent voir la lumière du soleil provençal…
À défaut de soleil, c’est le brasier qui les a cueillis à froid. Six appartements détruits sur 334 en tout, et plus de 163 pompiers dépêchés pour l’occasion. Le Corbusier, comme le capitaine du Titanic auparavant, n’avait visiblement pas prévu des normes de sécurité assez efficaces dans sa Cité « Radieuse »…
Le meeting du nain érotique
En pleine période présidentielle, notre président tant aimé dans la dernière grande ville UMP de France, décide d’organiser son troisième meeting au Parc Chanot. Après avoir longtemps « hésité » à se présenter en tant que candidat à sa propre succession dans une opération de communication d’un suspense hitchcockien inouï, Sarko est bien décidé à insuffler un nouveau souffle à sa campagne dans la ville phocéenne.
6 000 personnes se sont donc massées au parc des expositions pour voir le sosie du microbe de « la vie » bouger ses petits bras. Le chiffre ne souffre d’aucune contestation possible puisqu’il nous a été donné par Nadine Morano qui veille depuis tant d’années à la bonne image du group(i)e UMP…
Après vérification, une bonne partie des supporters de « Nico » a avoué s’être simplement perdus dans les longs couloirs du Salon de l’érotisme situé à quelques mètres de l’endroit où « Naboléon » effectuait son discours. L’un d’eux a même déclaré que « le programme de Clara Morgane sur les bourses internationales était très intéressant ». St Valentin, quand tu nous tiens…
Le temps devient fada

Neige le 4 février, tremblement de terre le 26 (oui, bon on connaît pas encore la magnitude mais d’un point de vue marseillais ça aurait fait frémir le vier du David !) et même Ségolène aperçue à St Charles le 7 ! Que de catastrophe !
A Marseille, rien n’est comme ailleurs, et si le printemps n’existe pas il en est de même pour l’automne. Résultat, les habitants de Belsunce (breakdown), privés d’électricité à cause du froid polaire, ont bien du « maronner » de voir les bâtiments publics comme le Mémorial de l’hymne la Marseillaise scintiller de mille lumières. Le mistral, les flocons, et les giboulées ont peu à peu raison des marseillais. Il n’y a qu’a constater le nombre d’accidents, d’écoles fermées pour trois flocons…Même les joueurs de l’OM sont tout perturbés et se qualifient sur un immense malentendu pour les quarts de finale de la ligue des Champions en éliminant l’Inter Milan…sur un but de Brandão…(sic) Tout fout le camp…
Thèmes d’(h)ivers…
Côté culture : Sting, le libertin new-yorkais passe au Dôme, symbole de la plus grande honte acoustique de la nuit des temps ! La salle, je ne parle pas de l’ex-leader de Police.
Transition toute faite, puisque c’est en février, mois de la St Valentin que Claude Guéant, ministre de l’intériorité dit « cloclo » rend visite à sa moitié sudiste le préfet de police Alain Gardère. « Si tu ne vas pas à Gardère, Gardère ira à toi » titrent les tabloïds locaux. Ensemble ils passeront en revue tout un tas de jeunes éphèbes en uniforme pour en conclure qu’il en faut plus, toujours plus ! Que d’impatience, attendez un peu mon élection en mai! lui aurait soufflé le petit Nicolas…
Pendant ce temps là, Eva Joly, la candidate la plus ignorée de l’histoire des Verts, est la seule à s’indigner de l’exploration pétrolière en eaux profondes au large du futur parc naturel des calanques ! On comprend mieux l’intérêt d’Iznogoud pour l’ « éco-logi(qu)e »…





